dimanche 9 août 2009

C'était l'objectif de ce blog

Appel à relever ce défi aux Bou saadiens: architectes, urbanistes, sociologues ou simples citoyens qui aiment leur ville

Un musée à ciel ouvert



Lors d’une conférence de presse animée hier à Alger, Ouiza Abdat, architecte et initiatrice du projet Muvif qui signifie musée vivant à Ifigha (Tizi Ouzou), a expliqué les objectifs de son initiative.
Comment faire un musée à ciel ouvert de ce village de 4 000 habitants non loin de la ville d’Azazga, dans la wilaya de Tizi Ouzou,? L’architecte, qui veut redonner vie à ce petit patelin qui se trouve sur les hauteurs de Tizi Ouzou, ambitionne de préserver les identités locales qui ne sont pas consignées dans l’histoire.
“Ce projet se veut d’abord un devoir de mémoire fédérateur vis-à-vis des générations passées et à venir. C’est un projet culturel, sans visée politique, qui se donne comme objectif de contribuer au développement économique local en impulsant deux notions indissociables pour la région : le tourisme culturel et l’écotourisme”, explique Ouiza Abdat. Le projet est porté sur deux grands axes. Le premier vise à redessiner la mémoire et ressouder le temps entre les générations d’hier et celles d’aujourd’hui. Selon Mme Abdat, y a-t-il meilleur moyen pour continuer à faire vivre la mémoire que les contes, les rites, les croyances, les chants et les symboles d’un quotidien d’un temps qui ne cesse de se conjuguer au passé ? Le second axe est la promotion d’une nouvelle économie basée sur la renaissance et la perpétuation des savoirs et des savoir-faire, liés à l’identité territoriale. Ce musée vivant envisage, aussi, d’accélérer la prise de conscience quant à la nécessité de préserver l’environnement, les ressources naturelles et la maîtrise harmonieuse du développement urbain. Le Muvif est un projet qui se veut écologique et son développement doit se réaliser en parfaite harmonie avec la nature. À l’intérieur du musée, il y aura une mise en œuvre contemporaine des matériaux des espaces fluides, des échappées visuelles et d’un éclairage naturel permanent. L’approche bioclimatique est privilégiée dans la conception du Muvif. Cette volonté se traduit par la construction des murs de l’extérieur en pierre locale, qui apporterait une bonne isolation thermique et une intégration harmonieuse dans le paysage. La ventilation est, elle aussi, naturelle où des puits canadiens sont envisagés pour tempérer l’air ambiant. Pour l’heure, le projet est au stade de maquette, mais il a été adopté par les habitants du village et même au niveau des collectivités locales. L’architecte compte dans une première étape matérialiser son projet avec la création d’un site Web qui contiendra toute l’histoire, les traditions et les arts de cette petite commune. Concernant le financement et les participants à la concrétisation de ce projet, Mme Abdat a fait savoir que les premiers participants sont les habitants du village, car l’objectif premier de ce projet est d’apporter le bien-être aux gens. D’autres acteurs peuvent également participer à cet ambitieux projet. Parmi eux des agences de voyages installées en France.
Au sujet du financement, l’architecte a affirmé que trois industriels, dont elle n’a pas cité les noms, se sont proposés pour participer au financement du projet. Mme Abdat a émis le souhait de voir cette initiative s’élargir à tout le territoire national, car le pays regorge de trésors qui nécessitent plus que jamais une prise en charge au risque de les perdre à jamais.
DJAZIA SAFTA
Quotidien Liberté du 6/08/09

3 commentaires:

alker a dit…

Très bonne idée mais il faut que tu saches que c'est un immense chantier, et beaucoup de courage
vu l'état de la ville et le délabrement du ksar.

sophie a dit…

Raison de plus pour aller très vite et parer au plus pressé pour sauver ce qu'il reste à sauver.

sophie a dit…

Cela doit être du domaine du possible de constituer un réseau d'associations (écologie, protection du k'sar, tourisme etc,)qui prépare un programme de réhabilitation de ce quartier. Ils peuvent lancer un concours dans les lycées et collèges, associer la mairie, les citoyens et les sites Internet de BS. La recherche des aides financières et techniques nationales et internationales sera plus facile. C'est bientôt la journée internationale de l'arbre pourquoi ne pas prévoir la plantation par la population mobilisée de centaines de palmiers à l'entrée de la ville? L'achat des pousses se fera grace à des dons de la population, opération qu'il faut lancer tout de suite. Pourquoi ne pas demander à la mairie de délimiter une zone au ksar qui devient non constructible et non cessible? il faut auparavent loger ailleurs les habitants bien sur. Il y a des idées simples à mettre rapidement en oeuvre , il faut uniquement de la bonne volonté. Ca se fait dans d'autres villes pourquoi pas à BS?