mercredi 12 mars 2008

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2 commentaires:

amouni a dit…

Quelle belle ville bousaada
la pireté de la ville éxiste toujour .
Le déstin à fait qu'aujourdhui j'ai des etres trés chers qui y habite alors c'est devenu automatiquement une ville trés chère a mon coeur .
bisou delloula

DHIAB a dit…

L’Oasis de Bou-Saada…
…ou le rêve évanoui…

Des noces de l’oued, et du ksar il n’est resté qu’une palette barbouillée.
L’eau claire, les jardins, les herbes folles , le jonc, les roses du laurier ne sont plus que souvenirs, dans la besace de l’oubli.
L’anier, le meunier , le bourrelier, le bucheron pourchassé par le forestier, ne sont que des images fugitives, d’esprits comme le nôtre, torturé.

Pleure, pleure si tu as des larmes encore, la palette est très barbouillée

Où sont ces matins d’automne, annoncés par les corbeilles d’alfa tressé, de leurs fruits débordants, le coing confis et les dattes aux régimes accrochées ? Même l’olive à la gaule jadis ramassée, n’a plus la saveur du passé. Le grillon maitre des midis torrides, cèdait le champ aux nocturnes complaintes de la flûte accompagnant la geste. L’été est là, l’ode poètique du conteur faisait le reste. Il s’est tu, réduit au silence……aphone, inéxorable sentence.

La brebis agnelle, le fromage fuselé en écrin de brindilles, crisse sous la dent. La volupté transperce les sens, l’être rend grâce au créateur, pour tant de délices.
En hiver près de l’âtre rougeoyant, la tisseuse met du cœur à l’ouvrage. A l’oued les laveuses de la batte ont blanchi la toison, la quenouille fil à fil couvrira la saison, de blancs burnous ou de belles floraisons.

S’il te reste des larmes, pleure encore, il y en aura jamais assez, pour
effacer la palette barbouillée.

Les moulins tombés en ruine ont disparu. Le grain ne sera jamais plus moulu, broyons du noir. Notre mémoire sera blanche, immaculée et vierge. Tu n’as plus besoin d’emprunter Araga ou Bensalem pour aller te rafraichir à l’oued et prendre une gorgée d’eau, distillée par une feuille de figuier.
La vue imprenable à partir du pont te suffira à voir et sentir les effluves de miasmes odorants, produits de nos défécations incontinentes et huppées. Les eaux noirâtres ne proviennent pas de bidonvilles, mais de demeures cossues, dont les heureux propriétaires font les prédicateurs, aux brebis égarées.
La palette barbouillée, le restera jusqu’au jour du déluge.
le 21 mars 2005