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mercredi 23 décembre 2009

200 palmiers pour Bou Saada













Appel aux structures administratives et aux associations de BS

Le 12 Mars le monde fête la journée internationale de l'arbre. Pourquoi ne pas prévoir la plantation de 200 palmiers à l'entrée de la ville ainsi que dans ses principales avenues ?

Les plants pourraient être offerts par des généreux donateurs de la ville et seraient mis en terre grâce au volontariat. Cette action serait suivie par l'organisation d'une grande zerda comme cela se faisait anciennement le 1er jour du printemps.

Merci de faire parvenir vos commentaires et suggestions sur ce blog.

Commentaire posté par S Benhouhou

Je trouve votre proposition très intéressante, mais pourquoi uniquement 200 palmiers ? Pourquoi ne pas prendre en charge, par exemple, le site de Djenan Belguizaoui et en faire un parc suburbain. La journée de l’arbre (le 21 mars et non le 12) peut être le point de départ d’un élan de solidarité de tous les boussaâdis (associations, APC, conservation des forêts, lycéens…) pour la finalisation de cette action écologique. L’aménagement consiste, d’abord, à faire un nettoyage du site (enlèvement des gravats, détritus, bois mort, élagage des arbres…) , puis faire un reboisement complémentaire en diversifiant les essences forestières (conifères, feuillues, arbustes…) ; En deuxième partie, avec l’aide de l’APC et de la wilaya, procéder à la clôture du site, réaliser un réseau de pistes et d’allées piétonnes, quelques kiosques (cafétéria, restaurant, …), créer une petite pépinière pour la production de plantes ornementales, arbres d’alignement et espèces forestières (pour les besoins du Parc, de l’APC et des particuliers), créer un mini zoo qui regroupera un certain nombre d’espèces autochtones et réserver une partie du terrain pour un parc d’attraction. Je pense qu’il existe beaucoup d’investisseurs privés qui peuvent être intéresser par le projet. Bonne continuation pour tout le travail d’information que vous accomplissez.

Benhouhou Saâdi, Inspecteur Sub-Divisionnaire des forêts - Formateur à l’ITMAS du Jardin d’Essai d’Alger.

2ème commentaire:
Toute assocation sérieuse qui accepte un contrôle rigoureux des fonds qui lui seraient alloués pourrait proposer à l'étude un projet à l'adresse suivante:
http://www.canadainternational.gc.ca/algeria-algerie/development-developpement/cfli-fcil.aspx?lang=fra

Diagnostic de l'état du K'sar par l'Union Européenne : Consultez le site: http://www.meda-corpus.net/frn/portails/PDF/F1SITES/Al_s02.pdf

3ème commentaire

Une proposition m'a été faite sur ma boite personnelle par anonyme: Pourquoi ne pas créer une association (formelle ou informelle) des BS vivant à l'étranger? Son but serait de lancer et soutenir des actions de revalorisation de la ville. Elle aurait aussi comme mission d'organiser des colonies de vacances pour leurs enfants qui viendraient visiter la ville de leurs parents et ainsi mieux asseoir leur idendité.
La proposition est soumise à discussion

4ème commentaire par anonyme:

L'entrée de la ville est tout simplement hideuse, en raison surtout de ces immeubles sans âme qui bordent la route. Qui peut habiter au bord d'une route de grande circulation? avec toutes ses nuisances telles que les gaz d'échappement, le bruit de moteurs qui gênent surtout les enfants et les malades. Ces logements devraient être attribués à des entreprises privées, ou à l'administration qui se chargeront du ravalement des façades pour les faire correspondre à l'architecture oasienne ou arabo mauresque. Ce ravalement devrait être imposé à tous les édifices se trouvant en bord de route pour préserver le caractère touristique de la ville.
Le centre ville est encore plus qu'hideux, c'est même honteux. Aucun permis de construire ne devrait plus être attribué s'il ne répond pas à ces normes architecturales comme cela se fait en Tunisie et au Maroc. Qu'est devenu Bab Bousaada qui apparaît sur la photo?

5ème commentaire:
Espérons que la restauration de borj essaa respectera les normes architecturales oasiennes comme cela a été le cas pour l'école de filles du plateau et de l'école Chalon

6ème commentaire

La dune de Bou Saada : http://lesoirdalgerie.com/articles/2010/01/11/article.php?sid=94001&cid=2


Planter des palmiers pour stopper l’avancée du désert:

http://www.azekka.org/dossiers/dossiers.php?id_dossier=48
Et http://pagesperso-orange.fr/denepoux/desert/chapitre/c6-2.html
Et http://nezumi.dumousseau.free.fr/alg/veget.htm

7ème commentaire: l'urgence des urgences c'est d'abord de mettre en place une station d'épuration des eaux usées

8ème commentaire

Je viens de voir les photos de la kalaa des Beni hammad. Un site féérique! Pourquoi ne pas choisir ce lieu historique pour l'implantation de la nouvelle ville programmée pae les autorités algériennes? En choisissant ce lieu les Sanhaja ne l'ont pas fait pas hasard , ils savaient ce qu'ils faisaient. Je vous conseille de lire le document suivant dans http://algerie-ancienne.com/index.htm
Vous cliquez sur le lien de la revue africaine et là vous trouverez dans le volume 30 un bel article sur la kalaa écrit par Mequesse. Dans le volume 27 lisez l'article sur Sidi M'hamed (Alger) descendant des Thaalaba du Titteri, ( traduction par Arnaud des récits M. Abou Rais). C'est fabuleux!
Saviez-vous que la porte de bab azzoun (sous les Turcs) est celle qui fermait bab azzouz de la kalaa, ? saviez-vous que les fouiles sous la place des martyrs ont découvert des pierres ramenées de la kalaa,(une fois détruite par les Almohades) par Bologhine ibn DZiri pour construire Alger des béni dziri? Les Turcs ont fait l'extension de l'Alger de Bologhine. Pour cela, lisez aussi les articles de Devoulx et Berbrugger disséminés dans les volumes 14, 15, 19 et
suivants.

lundi 9 novembre 2009

Tous les nouveaux articles sur BS

Une merveilleuse nouvelle!
Un grand merci à Mr. Chougui qui a promis de reconstruire la maison Chougui à l'identique. Lisez son commentaire dans l'article: "Pleure Ô ville bienaimée"



Jusqu'au 21 Mars 2009, tous les articles sur BS seront publiés dans ce chapitre intitulé: tous les nouveaux articles sur BS. Ceci dans l'objectif de maintenir à la UNE l'appel à la plantation de 200 arbres pour BS. Le format blog ne permet pas de procéder autrement. Les articles seront classés par date et N°

1.Lundi 9 Novembre 2009

(...) la ville de Bou-Saâda, connue pour ses attraits touristiques, a été dotée d'un "centre d'information touristique" et d'un "centre de l'artisanat" qui remplaceront un parc infrastructurel "vétuste", a-t-on ajouté de même source.(..)
Lire tout l'article dans: http://www.elmoudjahid.com/accueil/Nation/45832.html?print

2. Mercredi 9 Décembre 2009

L’histoire d’amour épique de Hizia, figure du XIXe siècle célébrée par le patrimoine populaire oral, est en voie d’être classée patrimoine national immatériel par la direction de la culture de Biskra.
Les efforts sont actuellement dirigés vers la constitution d’un dossier rassemblant tous les documents et informations relatifs à Hizia qui vécut entre 1855 et 1878 pour inscrire l’histoire de la vie de cette figure, sur la liste du patrimoine national immatériel, affirme la direction.

Lire la suite in www.lexpressiondz.com du 1/12/09

3/Mercredi 23 Décembre

LA POÉSIE POPULAIRE DANS LE HODNA
Un riche patrimoine menacé d’extinction

La poésie populaire, celle-là même qui puise son inspiration des choses de la vie, de ses joies et de ses peines, faite d’envolées emphatiques, quelquefois affectées mais toujours sincères, a toujours été indissociable de la culture dans le Hodna, mais beaucoup d’écueils à la fois, la menacent dans son expression et dans ses fondements. Ce patrimoine est exceptionnellement riche dans cette région semi-désertique où les chefs de file en la matière restent les incontournables Benaïssa et Benzaouali, à M’sila, et Benoumhani, à Bou-Saâda, même si, il faut en convenir, la poésie du Hodna ne se réduit nullement à ces grands noms. (lire la suite dans:
journal lexpresiondz du 20/12/09 : http://www.lexpressiondz.com/article/3/2009-12-20/70932.html


4/ Valorisation du patrimoine touristique de K’sar el boukhari : 5 zones sont identifiées à travers la commune dans le but de recevoir des travaux de valorisation sur une superficie totale de 250 ha, comprenant une forêt récréative, des eaux thermales, un complexe hippique, deux quartiers anciens dont celui du vieux ksar.
Considéré comme un site à haute valeur architecturale et culturelle, le quartier du vieux ksar qui s’étend sur 12 ha fait partie du patrimoine de la ville dont la construction remonte à plus de 5 siècles. Lire la suite dans: http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=127328
Liberté du 23/12/09


4ème commentaire
M’SILA: Les chevaux se meurent


(…) Parmi les traditions sociales liées à cet élevage, figurent en bonne place les courses hippiques, «exemptes de toute sorte de pari», organisées dans les villages et les campagnes «avec pour seul profit, un titre convoité et honorifique de vainqueur», a indiqué la même source. Aujourd’hui, a-t-on déploré, l’unique hippodrome, situé au chef-lieu de wilaya, est «exclusivement réservé aux paris mutuels sur les courses de chevaux».
C’est pourquoi, a-t-on préconisé, l’ouverture d’un second hippodrome à Bou Saâda, éventuellement sur le site de l’ancien projet d’un stade semi-olympique à El Batin, est «plus que souhaitable». (…) Lire la suite dans :
http://www.lexpressiondz.com/article/7/2009-12-30/71336.html

5ème commentaire

Des jeunes de 17 wilayas de l'APALEJ à Bou Saada


(…) Des jeunes issus de 17 wilayas du pays participent à la randonnée nationale organisée dimanche à M’Sila par la ligue de wilaya des activités de plein air, de loisirs et d'échange de jeunes (APALEJ). Selon Djemaï Oussalem, de la ligue APALEJ, cette activité de quatre jours est placée sous le slogan "L’Islam, religion de justice et de paix dans la civilisation et l’histoire de Bou-Saâda". Cette randonnée a débuté par la visite de la ville El-Kasr, ville antique de Bou-Saâda, bâtie selon le mode de construction séculaire et typique de la région, avec des matériaux locaux et selon une architecture adaptée au climat et à la sociologie de la population locale. (…) Lire la suite dans bousaada.forumactif. Commentaire de majnoun

6ème commentaire : Des sites conseillés
http://jijelecho.com/htdocs/modules/news/index.php?storytopic=0&start=3400&PHPSESSID=44cdafea526a512f25f20869a38f0b0a

http://nadorculture.unblog.fr/2009/12/06/une-histoire-damour-au-sahara/

ULM : http://lesscorpionsdeouarzazate.travelblog.fr/311371/RAID-ULM-ALGERIE/

7ème commentaire:

L’Algérie, une destination attractive pour les Chinois

Une délégation composée d’une vingtaine de décideurs chinois, dans le domaine du tourisme, effectue une tournée à Alger et au sud du pays. Lire la suite dans:

http://lesoirdalgerie.com/articles/2010/01/06/article.php?sid=93762&cid=2


8ème commentaire: 13 Janvier 3010


La dune de Bou Saada : http://lesoirdalgerie.com/articles/2010/01/11/article.php?sid=94001&cid=2

Etonnante nature : http://www.linternaute.com/nature-animaux/animaux-sauvages/selection/les-bizarreries-du-monde-animal/le-gris-d-afrique-l-animal-qui-parle-le-mieux.shtml


9ème article: Le 14/01/10

Mohamed Boukhalat : Ancien officier, chef du projet transmissions Béchar-Tindouf

L’homme qui sait raccourcir les distances

Mohamed Boukhalat est de ces hommes qui ne passent pas inaperçus. Atypique et entier, c’est un self-made-man. Né en 1935 à Bou Saâda, il émigre jeune en France à l’âge de 17 ans. Il est surnommé « Tonto », du nom d’un Indien du film Le Dernier des Fédérés réalisé par W. Witney en 1938 (dixit son propre frère). Il milite dans la Fédération de France pour rejoindre l’ANP à l’indépendance. Officier d’active, il fera en 1967 le Moyen-Orient dans l’arme des transmissions pour aller ensuite en formation à Odessa dans une spécialité de la même arme. Capitaine, il sera chargé de la supervision de la réalisation de l’artère de communication appelée : « La volonté ». Elle consistait à relier par câble coaxial Tindouf à Béchar avec des pénétrantes de part et d’autre du parcours. Lancé en décembre 1983, le projet est livré en 24 mois. Sollicité en 2002, en qualité d’officier supérieur, il lance les travaux de raccordement par fibre optique, mais cette fois-ci, c’est le tracé Beni Ounif-Tindouf sur plus de 1000 km. Le projet est livré en un an. Si Mohamed a passé 31 ans de sa vie aux Transmissions militaires direction des projets d’El Harrach. Il termine au grade de colonel une carrière pleine et exaltante.(…) Lire la suite dans El Watan du 14/01/10
http://elwatan.com/L-homme-qui-sait-raccourcir-les

10ème article

L'appel du désert, les peintres voyageurs
http://www.mairie-laval.fr/franc/accueil/pdf/ORIENTALISME.pdf

11ème article: 27 Janvier 2010

Vers un classement de la forteresse de Dhiab El-Hilali
Par R. C. "Le Soir d'Algérie" du samedi 09 janvier 2010

La forteresse de Dhiab El-Hilali, située dans la région de Ouled Sidi Kacem (M’sila), sera prochainement classée monument national. Le dossier de ce vestige «vient d’être soumis à la commission de wilaya de classification des sites et monuments historiques qui a émis un avis favorable".

Le wali devrait ensuite promulguer, pour ce faire, un arrêté dont le ministère de la Culture sera destinataire, qui procédera à la classification de ce site, a-t-on précisé de même source. L'objectif assigné à cette opération est de consacrer cet important monument et y mener études plus détaillées par des spécialistes. Selon des informations disponibles à M’sila, le site en question doit son appellation à un chevalier, chef des tribus hilaliennes qui s’étaient installées après l'an 1007 dans la région du Hodna aux dépens de la dynastie Hammadite. La forteresse attribuée à ce guerrier est en fait une grotte naturellement fortifiée, surplombant une montagne, que Dhiab El-Hilali aurait utilisée pour commander ses troupes. Le site a été employé pour les mêmes fins par les forces d’occupation coloniales durant la guerre de Libération nationale, selon le directeur de la culture, qui a souligné que quatre autres sites de gravures rupestres situés à Bensrour, Metarfa et Sid Ameur seront prochainement soumis à la même classification.
Publié par Majnoun dans bousaada.forumactif.com dans la rubrique Bousaada actualité

12ème article
Mercredi 2 Février 2010
La zaouïa d’El Hamel aspire à un statut universitaire

La zaouïa d’El Hamel, dans la wilaya de M’sila, ambitionne de s’élever au rang de complexe pour l’étude des sciences islamiques, ont indiqué dimanche ses responsables. Selon la même source, un plan d’extension de ses principales structures, notamment la mosquée El Kacimi et les différents bâtiments, a été conçu pour atteindre cet objectif de «grande mue» de cette zaouïa qui appartient à la confrérie Rahmania.
Lire la suite dans www.lexpression.com

13ème article

Si voulez lire un article sur l'hotellerie à Bou Saada, cliquez sur ce lien

http://www.tourismemagazine-dz.com/pdf/tm3/hotellerie.pdf

Commentaire par anonyme
Pourquoi cette appellation: kerdada? Pour le touriste la sonorité du mot n'est pas très agréable. Pourquoi ne pas choisir une appellation qui correspond mieux aux caractéristiques oasiennes de la cité comme par exemple: rose des sables,la fleur du désert, la dune dorée,etc... Faites des propositions. Au fait, pourquoi, la colline qui se trouve en face de Kerdada s'appelle: Djebel azzedine?

14ème article le 15 Février 2010

(..) Nourreddine Saoud, compositeur et interprète andalous algérien, entre sur scène. Ça promet. Le temps de prendre place et voilà que ça démarre. Il interprétera une chanson du patrimoine chaâbi : Yemna. Un pur moment de bonheur. Un mariage des genres réussi, titillant la fibre musicale enfouie en chacun de nous. Durant une heure-trente, Thierry Robin et ses musiciens transportèrent l’assistance, fort nombreuse de la salle archicomble, dans un univers musical très riche en sonorités, en mélodies, avec toute la chaleur que ce mixage véhiculait.(..)Lire la suite dans
www.liberte-algerie.com du 13 Février
Si on avait rajouté à ce duo un chanteur de "AYAY" bousaadien, comme suggéré plus haut dans ce blog, le résultat aurait été sublime. Le chanteur de flamenco Thyerri Robin aurait certainement apprécié un week end à BS, pour enrichir son répertoire, en compagnie de la troupe "El baha" , par exemple

15ème article ; le 6 Mars 2010

El Djazaïr et El Aurassi transformés en chaînes hôtelières
Les deux grands hôtels algérois El Djazaïr et El Aurassi sont désormais transformés en chaînes hôtelières après le rattachement à ces deux établissements touristiques de plusieurs hôtels du sud du pays.
l'Ouest, et l'hôtel Le Caïd (Bou Saâda) qui faisait partie du patrimoine de l'entreprise touristique de Biskra. Quant à la chaîne El Aurassi, la société Gestour a décidé de lui rattacher trois autres hôtels également : El Boustene (El Goléa), El Mahri (Ouargla) et Rym (Beni Abbès).
http://www.letempsdz.com/content/view/33348/1/


Des monuments funéraires datant d’environ 5000 ans ont été mis au jour à M’Sila dans la commune de Aïn Zitoun, par un archéologue algérien, a rapporté hier l’APS

dimanche 18 octobre 2009

Comme un animal blessé BS panse ses blessures



Les origines andalouses de Boussaâda


Une ville fondée par Slimane Ben Rabéa et Sidi Thameur Ben Ahmed El Fassi. Beaucoup d’historiens se sont intéressés aux origines des populations et à la ville en elle-même. Sa fondation remonterait, disent-ils, «au lendemain de la reconquista espagnole de l’Andalousie au 15e siècle et à l’avènement du beylicat d’Alger. Ce sont les chefs spirituels venant d’Andalousie, Sidi Slimane Ben Rabéa et Sidi Thameur Ben Ahmed El Fassi qui achèteront à une tribu des Bedarna (une branche des Ouled Naïl) un lopin de terre aux abords d’un oued et aux pieds du mont du Hodna et y édifieront les premières maisons et la mosquée Ennakhla. La légende rapportée par les anciens voudrait qu’à la chute de Cordoue en 1492, les habitants d’un des quartiers de la ville, avant de se quitter, se seraient promis de se retrouver un jour et de le reconstruire. Sidi Thameur et Sidi Slimane auraient réalisé leur vœu. A partir du 11e siècle, la région devient un lieu de croisement d’importantes routes commerciales menant en Afrique, en Andalousie, à Bagdad et à Damas. Avec sa zaouïa d’El Hammel affiliée à la Rahmania fondée par Sidi Mohamed Ben Belkacem, Boussaâda joue un grand rôle dans le rayonnement de la pensée et la sagesse. Isabelle Eberhardt, Guy de Maupassant ainsi qu’André Gide lui consacrent de belles pages dans leurs écrits respectifs. Quant au peintre français Etienne Dinet, il disait dans l’un des ses écrits, «Boussaâda mérite son nom plein de promesses ; si le paradis est dans le ciel, certes il est au-dessus de ce pays, s’il est sur terre, il est au dessous de lui». Il n’y a pas que Dinet qui ait succombé aux charmes de la ville, d’autres peintres se sont entichés de Boussaâda tel le peintre flamand Edouard Verschaffelt (1874-1955) qui y est enterré. Il eut deux enfants issus de son mariage avec une femme de la tribu de Sidi Brahim. Aujourd’hui, l’avancée du béton relègue au second plan le confortement de la vieille médina qui dépérit à vue d’œil. Certaines bâtisses menacent ruine, les 300 familles qui sont restées sur place et qui n’ont pas où aller sont inquiètes.
«Une antenne de l’Unesco chargée de superviser la restauration de la ville est fermée depuis plusieurs années», nous explique M. Amar Doufi, un locataire de Hai Chorafa, et membre d’une association qui milite pour la poursuite des travaux. Des traces d’assainissement sont visibles et les allées ont reçu, comme on a pu le constater, des chapes de béton pour éviter que l’eau ne creuse les fondations. Un bureau d’études a pourtant été chargé des travaux.

Transformer en musées la maison de l’Emir Hachemi et le Fort Cavaignac



L’Association de Boussaâda qui est dirigée par des personnalités et des intellectuels de la ville s’attelle à récupérer auprès des ses propriétaires actuels la maison de l’emir El Hachemi fils de l’émir Abdelkader qui a vécu ses derniers jours dans la vieille Médina. Sa maison menace ruine et ses propriétaires sont prêts, nous dit M. Saïd Habachi, à «céder la maison au profit de l’Association». Plus loin, la tombe de l’Emir Hachemi est, elle aussi, en travaux de réhabilitation ainsi que le cimetière qui, sans un mur de soutènement, risque un éboulement avec une dizaine de tombes. L’APC veut également, à cet endroit précis, tenter un élargissement de la route qui est «un sujet de frictions entre les automobilistes», se désole un membre de l’APC, M. Amar Benoui. L’APC est cependant tenue de compenser les expropriés par des kiosques ou tout autre chose mais cette solution se heurte «au blocage de la tutelle» faute de titres de propriété qui ne sont pas censés exister dans la vieille ville. Le Fort Cavaignac qui domine la ville de Boussaâda sera également transformé en musée et en centre de loisirs pour les jeunes. Ce fort érigé sur les hauteurs a été créé par l’armée française après l’entrée de ses troupes. Déjà, en contrebas, le cimetière qui accueille les restes de deux cents martyrs atteste des sacrifices des populations et de la barbarie de la soldatesque coloniale.

Quotidien Horizons du 17 Octobre

PS/ Voir les propositions très intéressantes de S.Benhouhou dans
http://Bou Saada.forumactif.com